50% des PME algériennes sont surendettées


Publier le 25.05.10

PME Algérie – Abderrahman Benkhalfa, le délégué général de l’ABEF, a estimé hier que la PME algérienne n’a pas tant besoin de financements «mais d’accompagnement».



Il demande à ce que les Italiens fassent connaître aux Algériens l’expérience de leurs districts industriels pour s’en inspirer du modèle et du mode opératoire. «50% de nos PME sont surendettées parce qu’elles ont pris des financements au-dessus de leurs fonds propres», a-t-il affirmé. Il fera savoir que «nous n’avons pas encore installé de métiers de capital investissement et de capital risque, nous souhaiterions que les Italiens interviennent à ce niveau par leur savoir-faire et leurs capitaux», réclame Benkhalfa.

Il suggère que la Finalep (Financière Algérie-Europe) devienne «l’instrument de mise en place de ces métiers». Sur 450 000 PME, 350 000 cherchent, selon lui, des financements. Un homme d’affaires algérien soulignera que pour que le FEMIP soit transformé en banque euro-méditerranéenne, «il faut en premier lever les difficultés inhérentes au fonctionnement de l’UPM et faciliter la circulation des personnes, «qui est un frein pour le partenariat». Le FEMIP n’est en plus, selon lui, pas aussi efficace que cela puisqu’il n’a pu financer à ce jour que 6 projets qui n’ont d’ailleurs pas avancé et qui ont été affectés avec une transparence douteuse». Il pense qu’il faut d’abord «développer des relations de confiance et si l’UMP vient, et bien, on ira ensemble !» Les hommes d’affaires algériens se sont pratiquement tous plaints (dans les coulisses) des difficultés qu’ils rencontrent pour l’obtention du visa.

«On nous le délivre pour un mois et pour une seule entrée, qu’est-ce que je pourrais faire avec un visa pareil alors qu’on parle de partenariat ?», s’est interrogé ce membre d’une organisation patronale. L’on soutient que les difficultés sont de part et d’autre, «comme si les affaires consulaires des deux pays se sont donné le mot pour freiner les hommes d’affaires », nous disent des animateurs d’organisations patronales. A la question concernant la libre circulation des personnes, Sergio D’Antonio, le député italien, a estimé que «les opinions publiques européennes ont une forte sensibilité sur ce thème. Les partis politiques qui la soulèvent avec rigueur gagnent les élections… »

Pendant ces deux journées parlementaires, un seul accord a été signé dimanche en fin d’après-midi entre le FCE et la plus grande organisation patronale italienne. C’est un accord qui trace les grandes lignes de coopération entre les deux parties. Aucune organisation patronale algérienne et pas même l’UGTA n’ont assisté à la cérémonie de la signature. « Nous n’y avons pas été conviés », répondent-ils presque en chœur.

Il est signalé en coulisses l’arrivée, le 2 juin prochain, de Roubaud Jean-François, le président de la confédération générale de la PME française. Le 3 juin, le responsable français se déplacera à la Safex pour visiter les stands de la foire internationale d’Alger. Il animera un point de presse en marge de sa visite.

source: Le quotidien d’oran



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