95% des agences immobilieres risquent de fermer
« Les agences immobilières ont six mois pour se mettre en conformité avec le décret exécutif n°09 – 18 du 20 Janvier 2009, régissant l’exercice de la profession d’agent immobilier. Si on doit appliquer à la lettre ce décret, la grande majorité des agents immobiliers vont se retrouver à la rue, moi le premier qui suis dans le métier depuis une dizaine d’années ». Ainsi s’est exprimé le président de la Fédération nationale des agences immobilières (FNAI), M. Djebbar, à l’ouverture des journées d’information organisées hier, au palais de la Culture Malek Haddad de Constantine, à l’intention des agences immobilières de cinq wilayate de l’Est.

L’objet de cette rencontre était, bien sûr, l’explication de cette nouvelle législation réglementant la profession, mais également la question de la reconversion de la FNAI en organisation syndicale, ainsi que la préparation du congrès de l’organisation prévu le 5 mars prochain à Alger.
La cause du désarroi des propriétaires d’agences immobilières a été expliquée par M. Barkat, secrétaire du bureau de wilaya de la FNAI, qui a déclaré : « En dépit du fait que cette loi est venue consacrer l’existence légale des agents immobiliers, ces derniers nourrissent une grande inquiétude quant à l’avenir de la profession à cause des « conditions-obstacles » mises par le législateur pour l’obtention de l’agrément. Notre activité est quasiment nulle. Quand bien même le produit immobilier existe, la demande et l’offre ne vivent pas en harmonie et sont complètement en porte-à -faux. De ce fait, le secteur de l’immobilier connaît une crise ! ». Parlant du dernier décret-exécutif, l’orateur a affirmé que la « déception des gens de la corporation est à la mesure de leur longue attente et des espoirs mis dans cette loi. Certes, elle est venue réglementer la profession en la moralisant, mais de l’autre côté, elle risque de leur porter un coup fatal en ce sens qu’elle établit des conditions d’exercice difficiles à satisfaire par les propriétaires dans les conditions actuelles : diplôme universitaire, caution de garantie, assurance etc, critères que ne possèdent pas aujourd’hui 95 % des 5.000 agences immobilières d’Algérie, dont 1.500 seulement sont membres de la FNAI ».
La fédération a proposé que la première condition ne soit appliquée qu’aux nouveaux arrivants dans les métiers, à charge pour les anciens qui ne sont pas diplômés, de faire des études de mise à niveau à l’Institut Supérieur de Gestion et de Planification (ISGP) avec lequel la FNAI a signé une convention. «La seule satisfaction que nous tirons de cette loi est la désignation de deux de ses membres dans la commission d’attribution des agréments», a estimé M. Barkat.
Voulant sûrement devancer les éventuelles critiques des participants à cette journée d’information, M. Djebbar a assuré que la FNAI « a fait son devoir en présentant, bien avant l’élaboration de cette loi, des suggestions et des propositions qui, malheureusement, n’ont pas été prises en considération. Nous lançons aujourd’hui un SOS aux pouvoirs publics, a déclaré le président de la FNAI, mais nous devons nous unir afin de combattre, dans la légalité et le respect des lois du pays, pour défendre notre profession, notre gagne-pain».   source: lequotidien-oran
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Les décideurs laissent pousser et foisonner les potentielles sources de nuisance et quand ça atteint un point de non retour, ils interviennent pour réguler mais leurs interventions ne font que créer une plus forte anarchie… Il aurait été très simple de codifier les procédures et de ne pas s’embarrasser de ces mesures loufoques de conditions de création des agences immobilières (et autres activités commerciales… vous verrez, sous peu il sera exigé une attestation supérieure d’égorgeur halal à tout boucher)… l’exigence du « diplôme » ne découle pas en réalité d’une volonté de professionnalisation car ces décideurs savent mieux que quiconque qu’un diplome en Algérie ne représente plus qu’un faire-valoir. En réalité cette exigence provient d’un complexe et d’une préoccupation:
- le complexe: nos décideurs ont le mal de la « diplômite ». Cette grave infection frappe surtout les pays arabes où on exhibe avec fierté ses titres de « douktours » sans jamais s’inquiéter de ce que ça a permis de créer comme valeurs réelles… Ce complexe est accentué chez nous par deux facteurs: les rémanences de la guerre de Libération et les faux diplômes allègrement distribués à des maquisards qui n’ont très souvent pas terminé leur cycle primaire…, les résurgences de l’inénarrable SGT qui a détruit les compétences réelles et imposé la « diplômardie »…
- la préoccupation: Elle consiste à trouver des débouchés aux fournées de nouveaux diplômés que régurgitent chaque année les usines à diplômes qui ont pour noms: universités… On invente alors n’importe quoi pour caser ces diplômés… ça va de la nécessité pour l’entrepreneur de recruter un « diplôme » pour pouvoir être agrée et d’autres « diplômes » pour avoir l’encore plus inénarrable « certificat de qualification », une absurdité algérienne qui cultive l’apparat (nbre de cartes grises d’épaves, nbre de salariés fictifs, nbre de réalisations baclées…)… ça se poursuit avec les fameux « dispositifs d’insertion des nouveaux diplômés » où on apprend à ces pauvres jeunes tout sur l’art du farniente, du tire-au-flanc et du pécule non mérité…
Et on ose, avec un cynisme déroutant, présenter ces pratiques comme gage de « professionnalisme »… alors que les « professionnels » qui ont admirablement réussi dans ce pays, de Mehri à Rabrab sont de loin moins diplômés que ceux qui ont lamentablement échoué (je n’ai pas besoin de citer tous les walis, ministres et autres grands commis de l’état et des affaires)…
Ces gens là pensent, comme tous ceux qui pensent mal, que 30 années de pratique n’égalent pas 3 années d’études… Ils ont une piètre idée de la capacité de leurs concitoyens à s’auto-former et ce n’est pas en dévalorisant leurs administrés qu’ils pourront convenablement les administrer…
JE CROIT QUE L’ECRIVEIN DE CE COMENTAIRE N’A JAMAIS SAVOIR C’EST QUOI LES ETUDES ET L’OPTENTION D’UN DEPLOME