Algérie 1-0 Egypte: Le centre de Marseille explose de joie
Hier soir, à Marseille, dès la fin du match remporté par l’Algérie face à l’Égypte (1-0), plusieurs milliers de personnes, dans un concert de klaxons et de cris, ont célébré sur le Vieux-Port et la Canebière la qualification des Fennecs pour le Mondial-2010.
Une heure avant le coup d’envoi déjà, plusieurs dizaines de supporteurs de l’équipe d’Algérie s’étaient rassemblés dans une ambiance bon enfant, cours Belsunce, dans le centre de la ville. Au milieu des fumigènes, les fans de l’Algérie arborant drapeaux du pays, écharpes et maillots aux couleurs de leur équipe nationale déambulaient, excités à l’idée de ce match d’appui décisif. 18h30. Coup d’envoi de la rencontre. Au bar Le Lutétia, boulevard d’Athènes, la tension est à son maximum. “Mon pronostic, c’est 1 à 0”, lance Aziz Chaïb Aïnou, 24 ans, boxeur.
“Ils ont du courage, de la volonté, ils jouent avec le cœur, c’est ça qui va les faire gagner.” À chaque fois qu’un joueur égyptien touche le ballon, il est copieusement sifflé et gratifié de quelques noms d’oiseaux. Dans la salle comble du bar, les drapeaux vert, blanc et rouge sont partout. Les spectateurs portent le maillot de leurs héros : Karim Ziani, l’ancien joueur de l’OM, Bougherra ou Mansouri.
“En tant que supporteur de l’Algérie et de la France, j’espère que les deux équipes vont se qualifier ce soir”, explique, tout sourire, Rabah Chabouni, 55 ans, le patron du lieu. “Je souhaite surtout qu’on gagne intelligemment et que le match se déroule dans de bonnes conditions”, ajoute-t-il. Chaque occasion des Fennecs suscite, logiquement, l’enthousiasme. Et quand, dès la 4e minute, un accrochage a lieu sur le terrain, le bar se lève et exprime avec véhémence sa solidarité avec les joueurs au maillot blanc.
Dehors, le boulevard d’Athènes et le quartier de Noailles ont été pavoisés de drapeaux algériens. Le chant One, two, three, viva l’Algérie résonne à chaque moment un peu tendu de la rencontre. Au Lutétia, on y croit, l’Algérie domine et se procure quelques belles occasions. Quarantième minute : une frappe puissante de Yahia trouve le chemin des filets égyptiens, sous la barre. La folie s’empare de la salle. Les chaises volent, on s’embrasse, on danse et on crie d’allégresse… Les feux de bengale s’allument dans la rue, à la mi-temps, les sourires sont sur tous les visages, les drapeaux volent au vent et le refrain One, two, three, viva l’Algérie reprend de plus belle.
La seconde période ne sera qu’une longue attente, ponctuée de frayeurs liées à quelques franches occasions des Pharaons. “1 à 0, je l’avais dit, ils vont tenir !”, se rassure Aziz. Et après quatre minutes d’arrêt de jeu, l’ambiance vire à la frénésie. En toute hâte, des milliers de supporteurs, sous le regard des forces de l’ordre se ruent sur le Vieux-Port, à pied ou en scooter, pour une nuit de fête…
source: Liberte









