Algérie: La police traque les chauffeurs de taxi
Algérie – Depuis le premier jour du mois sacré, la police de la circulation a infligé près de 400 amendes à des chauffeurs de taxi en infraction.
Transport illégal de clients (jumelage), de marchandises, et boîte de pharmacie incomplète, sont à l’origine de ces amendes, selon une source policière. L’entrée en action du plan ramadhan initié par la DGSN porte ses fruits. Traqués jpar la police de la circulation, les chauffeurs de taxi se disent «victimes» d’un contrôle trop sévère.
Du jamais vu, témoignent d’autres chauffeurs. «Cela fait onze ans que je suis chauffeur de taxi, je n’ai jamais vu un tel contrôle ! Les policiers demandent même les papiers de mes clients, alors que même durant la décennie noire il n’y avait pas autant de contrôle», nous déclare un jeune chauffeur de taxi.
Dans les grandes artères de la capitale, la présence des policiers est constatable. Omniprésents, les agents de la circulation effectuent de plus en plus de contrôle sur les taxis. A la place Audin, en plein centre de la capitale, il y a beaucoup de taxis vu le nombre très important des clients.
Les policiers y sont très nombreux aussi. La moindre faute commise par un chauffeur de taxi lui coûtera cher. Hier, quelques heures après le f’tour, un chauffeur de taxi a oublié d’allumer une lampe verte indiquant l’entrée en vigueur du compteur de nuit.
Arrêté par un policier, il fera l’objet d’une amende de 2 000 dinars. Généralement, les infractions commises par les chauffeurs de taxi sont chèrement payées, elles vont de 2 000 à 4 000 dinars. Le payement de l’amende ne doit pas dépasser le délai d’une semaine, à défaut le propriétaire du taxi risque de voir son véhicule à la fourrière.
Devant cette traque, beaucoup de chauffeurs de taxi sont en colère. «Je ne sais plus quoi faire avec le durcissement des mesures de contrôle. D’un côté, nous sommes traqués par les policiers, et d’un autre, nous subissons la colère de nos clients qui ne comprennent pas que, faute de trouver un stationnement adéquat, on ne peut s’arrêter pour les prendre.
En colère, ils nous insultent», confie un chauffeur de taxi. Son collègue déclare : «En plus de cela, nous n’avons aucun endroit où nous arprêter, même pas une station de taxis».
De leur côté, les policiers mobilisés sur le terrain font beaucoup d’efforts pour améliorer les conditions de transport des clients. Les chauffeurs de taxi «indélicats» sont traqués jour et nuit.
Des contrôles très poussés sont tous les jours effectués sur des dizaines de taxis.
L’objectif du renforcement du contrôle c’est d’amener ces chauffeurs à respecter leurs clients, mieux se comporter vis-à-vis de la loi, et surtout respecter les conditions de travail, entre autres, l’hygiène.
source: Le jour d’algerie
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