Algérie: Les concessionnaires priés de vider les lieux au port d’Alger


Publier le 15.09.09

Auto Algérie – Le ministre du Transport, Amar Tou, a rejeté, hier, les doléances des concessionnaires quant à l’affrètement de leurs véhicules au port d’Alger.



auto_port_algerIl donne un délai aux importateurs de véhicules, jusqu’au premier octobre, pour dégager le site et aller réceptionner leurs produits au niveau des ports de Djendjen à Jijel, Mostaganem et Ghazouet (Tlemcen) mobilisés pour ce genre de trafic.

«Pas de prolongation pour les concessionnaires qui doivent trouver des solutions et s’organiser en conséquence pour acheminer leurs véhicules à destination, après trois mois de la prise de décision», a martelé Tou, en marge de l’adoption par le Sénat de son projet d’ordonnance sur la circulation routière et deux autres ordonnances relatives à la LFC 2009 et l’extraction de sable.

Le premier responsable du secteur du Transport a estimé que l’Etat va économiser quelque 700 millions de dollars, comme charges qu’il paye régulièrement aux armateurs, et ainsi décongestionner l’infrastructure portuaire de la capitale mise à rude épreuve par 70 bateaux à quai et en rade.

Alors que, a-t-il souligné, l’importateur est appelé à l’instar d’autres pays, à avoir ses propres zones sous-douane. A ce titre, le ministre se demande pourquoi on tente de coller les ports secs à la gestion des ports.

Tou affirmera en outre que les ports précités sont capables de recevoir les gros tonnages et s’adapter à la situation. Par ailleurs, le ministre a fait état d’un dispositif spécifique dans le domaine du transport urbain, actuellement à l’étude avec le ministère des Finances, qui tend à renouveler le parc du transport collectif, en l’occurrence les bus et les taxis, qui souffre selon lui de vétusté.

D’autre part, Amar Tou a promis de sévir contre les chauffards après l’adoption par les sénateurs des nouvelles mesures sur la circulation routière.

Le ministre a recensé 5.600.000 véhicules que renferme le parc automobile. Selon lui, rien que pour 2008, l’on a enregistré plus de 40.000 accidents de la route ayant causé plus de 4.400 morts et un peu plus de 64.000 blessés. L’impact financier énorme de ses accidents, annonce-t-il, est de 100 milliards de DA.

En plus de l’introduction du permis à points et l’obligation des examens de passage, le projet d’ordonnance prévoit une somme de mesures dissuasives et coercitives allant de l’augmentation des amendes, en passant par le retrait du permis, jusqu’à la prison dans les cas d’infraction grave.     source: la voix de l’Oranie



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