« Djamila Bouhired » raconte la lutte de la femme algérienne


Publier le 9.03.09

LE CAIRE – L’artiste égyptienne Magda Sabbahi, qui a incarné une des héroïnes de la guerre de libération nationale « Djamila Bouhired » dans le film portant son nom affirme que cette oeuvre raconte la lutte de la femme algérienne contre l’occupation française.



Magda Sabbahi qui a réuni ses talents d’artiste et de productrice pour mettre en avant le combat héroïque de l’Algérienne contre l’occupation française, a révélé à l’APS qu’elle avait voulu à travers le cinéma immortaliser des évènements ayant marqué la lutte du peuple algérien.

Mais c’est avant tout, confie-t-elle, un hommage à toutes les « Djamila Bouhired » d’Algérie qui ont lutté et consenti de lourds sacrifices pour l’indépendance de leur pays affirmant que cette grande Moudjahida demeure un symbole pour toutes les militantes dans le monde arabe.

Elle a reconnu avoir mûri sa décision d’incarner Djamila Bouhired après de longues lectures sur la Révolution algérienne qui ont suscité son intérêt pour les évènements ayant marqué cette étape de l’Histoire d’Algérie.

Le scénario qui a été rédigé par les grandes plumes de la littéraire arabe qu’étaient Najib Mahfoud, Abderrahmane Cherqaoui et Ali Zerkaoui avait conforté son choix pour ce film qui eut un écho extraordinaire auprès de l’opinion internationale dans un contexte de combat anticolonial.

Concernant la réalisation du film produit en 1958, l’année où Djamila Bouhired devait être exécutée à l’issue d’un procès factice des autorités coloniales, l’artiste a révélé qu’un important budget a été consacré pour la conception de maquettes représentant la Casbah et les quartiers d’Alger qui furent le théâtre de ces évènements historiques.

Le tournage du film qui fut projeté en avant première dans la salle de cinéma Radio au Caire, a duré quatre mois.

Magda Sabbahi, de son vrai nom Afaf Ali Kamel Sabahi, se rappelle avec fierté avoir épousé le personnage de Djamila Bouhired. A un moment donné j’ai souhaité réellement me trouver sur un véritable champ de bataille, dit-elle.

Ma foi en cette cause m’a poussée à m’investir pleinement dans cette oeuvre et même le défaut de financement ne m’en a deviée, a souligné Magda pour qui la valeur d’un film ne se mesurait pas à son coùt ni à ses recettes mais plutôt au message historique qu’il véhicule et à ce niveau là, a-t-elle lancé avec fiérté, « Djamila Bouhired fut ma consécration « .

Concernant sa rencontre avec l’héroine de la guerre d’Algérie, Magda se rappelle d’une femme à la mesure de sa renommée.

Djamila Bouhired était une femme de valeur, se souvient-elle, et comme toutes les femmes qui portaient une Histoire et une cause elle savait être éloquente même dans son silence.

Sur un autre plan, Mme Magda est revenue sur les distinctions que lui avaient décernées les autorités algériennes, notamment le bouclier des Moudjahidine à l’occasion de la célébration du 46 ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie qui constitue, a-t-elle insisté, « le couronnement de toute ma carrière artistique ».

A l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la femme, Mme Magda a tenu à rendre un hommage particulier à la femme algérienne pour son combat pour le recouvrement de l’indépendance et de la dignité nationales et sa contribution au développement de son pays dans tous les domaines.   source: aps



Commentaires (2)

 

  1. Fouhal dit :

    J’aimerai vous rencontrer por un éventuel projet sur ce sujet Comment puis-je vous joindre Cordialement me Fohal TAOUS

  2. bonjour ,par ce present,nous lancons un appel a tous les feddayins qui sont vivants,qui ont exerrce et combattu dans la casbah durant la guerre de liberayion nationale et qui ont cotoye notre mere prenommee atika.cette dernier de par sa connaissance ainsi que de sa penetrationdans toutes les ruelles de cette citadelle,qui lui permettait de circuler librement et d echapper aux barrages des militaires,lui ont valu le surnom de ((atika la taupe..touba..de la casbah)).nous savons pertinement d avance que se sont de minimes indices tres vagues,mais nous savons aussi incontestablement d avance que les vrais combattants de la casbah sauront la reconnaitre.elle qui des son jeune age par son esprit revolution,aire elle a epouse la cause nationale.impregnee pardes idees nationalistes,elle a mis sa vie en danger ainsi que celle de son foyer .elle residait dans les annees 1945 au 07 ruebarberousse dit((katarougi))puis en 1953 au 14 rue barberousse a la casbah a alger.c est dans cette maison((douyra))composee de deux niveaux,qui a ete le theatre et le refuge des feddayins,de cachette d armes ou de tracts et de ravitaillement pour les necessiteux durant la greve des huit jours.a l epoque,nous etions tres jeunes mais notre memoire reste toujours vivace pour nous rappeler de certains evenements.dans notre chambre d enfants,ou etait accroche en permanence l embleme national,il avaitdes matelas en crin ou etaient caches des armes et engins tels que grenades,pistolets,reveils,cordon.en possession d une (fausse)carte medicalede malade mentale,elle assurait,avec ses jeunes enfants,la liaison de courrier,de cotisation et d armes au profit de ces chefs hierarchique et ce malgre le couvre au feu qui etait impose.pour denoncitions,notre demeure a fait l objet de plusieurs perquisitios de la partdes de la dst et des parachutistes.notre mobilier a ete a maintes reprises saccagees et des bijoux ont ete voles par des zouaves.son fils aine abdelkrim,dit krim,assurait a aide de sa voiture une dauphine,le transfert d arme d alger sur hammam el meloane.ce dernier a ete arrete,emprisonne et torture a la caserne d orleans(actuellement ali khodja).il garde actuellement sur tout son corps les sequelles des electrodes par la gegene.en outre,elle a ete l instigatrice,du slogan ((sabaa snin barakat)),lorsque notre pays qui a acquis de haute lutte son independance allait sombrer dans la guerre civile.on ne connaissait des militants qui on ete heberges chez nous que leurs sobriquets.mais ces moudjahiddines saurout certainement se reconnaitre.apres l independance elle parlait souvent a ses petit enfants de ses quelque compagnons d arme,des heros de la casbah ainsi que de yacef saadi.elle fut une militante silencieuse.elle a accompli son devoir loin des feux de la rampe.mais maintenant qu elle est decedee suite aux sequelles qu elle a endurees durant toute sa vie,ses enfant veulent recolter des temoignager pour se souvenir et sauvegardes sa memoire.ses fils khelifa abdelkrim,merzak,mustapha,demandent a tous ceux qui connu leur mere de les contacter au 04 rue messaoud khiat a el-biar alger .ex rue du grand puit….et merci

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