Oran: 900 millions pour une coopérative virtuelle


Publier le 29.07.10

Les éléments de la deuxième Sûreté urbaine viennent d’élucider une affaire de trafic de foncier. Ils ont appréhendé le président d’une coopérative immobilière “virtuelle” Raïd-Zaghloul ainsi que son trésorier. Une troisième personne également membre du bureau de cette coopérative a été arrêté.



Les éléments de la deuxième Sûreté urbaine viennent d’élucider une affaire de trafic de foncier. Ils ont appréhendé le président d’une coopérative immobilière “virtuelle” Raïd-Zaghloul ainsi que son trésorier. Une troisième personne également membre du bureau de cette coopérative a été arrêté.

Cette affaire remonte à la semaine dernière, lorsqu’une femme s’est présentée aux services de police pour déposer une plainte contre les trois mis en cause pour escroquerie et délivrance d’un chèque sans provision. La victime a déclaré qu’elle a acheté 3 lots de terrain dans cette coopérative, dont l’emplacement lui a été montré par les mis en cause. Elle leur a remis la somme de 900 millions de centimes, croyant que la coopérative immobilière possédait tous les documents légaux.

Cependant, les années sont passées sans qu’elle puisse prendre possession des trois lots de terrain qu’elle a payés au prix fort. Elle a contacté le président de la coopérative et a demandé à être remboursée. Un chèque lui a été remis, sauf que le compte de la coopérative était vide. Les trois mis en cause, en l’occurrence le président de la coopérative, T. T., 54 ans, le trésorier B. N., 39 ans et une troisième personne ont été présentés à la justice. T. T. et B. N. ont été écroués et le dernier a été placé sous contrôle judiciaire.

La victime dans cette affaire n’est sûrement pas la seule puisque le dossier de la coopérative Raïd-Zaghloul existe dans la wilaya et a été déposé en 1997.  Ils sont certainement des dizaines de personnes qui ont payé pour des lots de terrain dans cette coopérative et attendent qu’elle soit légalisée. En attendant, elle demeure virtuelle, aux yeux de la loi. Ceci est le cas d’une dizaine d’autres coopératives immobilières dont certaines sont implantés au cœur de la ville.

À Oran, depuis les années 1990, les dossiers de ces coopératives immobilières sont bloqués au niveau de la wilaya. Une décision prise pour mettre un terme à la spéculation dans le domaine du foncier notamment aux nababs du foncier qui se sont fait des milliards en créant les coopératives dans les quartiers huppés d’Oran, à Saint-Hubert, Maraval ou encore Canastel.

source: Liberte



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