Quand une fiction française fait flirter les services secrets Algériens avec des terroristes !
Le journaliste d’investigation et romancier français Philippe Hautefontaine vient d’écrire un polar qui ne passera certainement pas inaperçu chez nos services secrets.
Et pour cause, « Les confettis de la haine », roman publié aux éditions Nuits Blanches, est une plongée saisissante et inquiétante dans l’univers de l’espionnage Algérien. L’intrigue qui se déroule en Algérie met en scène l’assassinat de l’ambassadeur de France dont le corps déchiqueté a été retrouvé dans le parc de l’ambassade d’Alger !
Après cet assassinat fracassant, un commissaire divisionnaire, le commissaire Bicher, et patron de la Criminelle planchera sur cette affaire pour mettre la main sur le commanditaire. Mais pour cela, il ne dispose que de trois jours pour découvrir la vérité !
« Réalisée sur fond d’insécurité entretenue par une poignée d’islamistes fanatiques, cette enquête policière hors norme se déroule dans les coulisses de l’ambassade de France à Alger. « Les confettis de la haine » peut être considéré comme une fiction. Cependant, en lisant entre les lignes, on devine ce que quelques-uns savent en se gardant bien d’en parler », résume l’éditeur sur la quatrième de couverture du roman. Pour de nombreux lecteurs, cette note suffit à elle-seule à jeter le trouble !
Y-a-t-il des détails vrais que Philippe Hautefontaine a enchâssé dans sa fiction ? Ce roman contient-il des révélation sur certains cercles occultes en Algérie ? L’Editeur le laisse bien entendre sans l’affirmer directement pour autant. En tout cas, Ces questions taraudent toutes les personnes ayant pris connaissance du contenu de ce récit écrit par un auteur qui compte de nombreux amis dans les services de police et de renseignements. En plus, Philippe Hautefontaine a longtemps bourlingué dans l’Océan Indien, dans l’ex-Yougoslavie en guerre, dans la Corne d’Afrique (Yémen, Éthiopie, Djibouti) et, surtout, au Maghreb. Simple coïncidence ou clin d’oeil à quelques vérités non-dites ?
D’autre part, ce roman qui tient en haleine son lecteur nous fait découvrir tous les services de l’ambassade de France à Alger. Il nous décrit mêmes, selon de nombreux compte rendus publiés dans la presse française, comment les mesures de sécurité, si strictes, de l’ambassade de France d’Alger accusent de nombreuses défaillances. L’auteur se joue de ces dispositifs sécuritaires pour imaginer une « prise d’otage par un apprenti terroriste téléguidé par un haut-fonctionnaire algérois », relève à ce sujet le journal régional français l’Union.
Ainsi, dans ce roman « on retrouve le contexte d’une Algérie contemporaine fragile où tous les coups sont permis pour conserver ou gagner une portion de pouvoir. On découvre un haut responsable des services secrets pour lequel corruption et ambition se tutoient au quotidien tandis qu’un imam pas très recommandable se fait bavard dès lors qu’il peut envisager un visa pour la France », souligne encore l’Union, le canard de la région de l’Ardenne Picardie.
Décidément, les descriptions sont si minutieuses et si troublantes qu’elles inciteraient mêmes certains lecteurs à s’interroger sur la véracité de certaines scènes. Quoi qu’il en soit, ce roman renforce encore davantage l’image d’une Algérie mystérieuse, sournoise et obscure.
source: Elwatan
Commentaires (1)
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La propagande anti-algérienne ne s’arrête pas là. A ce polar raté et douteux vient s’ajouter un film récemment tourné au maroc « Des hommes et des dieux » par Xavier Beauvois.
Ce film relate le destin tragique de sept moines enlevés fin mars 1996 dans leur monastère isolé, proche de Médéa à 90 km au sud d’Alger, une région où les tueries succédaient alors aux massacres. Leurs têtes seules furent retrouvées le 30 mai au bord d’une route de montagne, après que le GIA de Djamel Zitouni avait revendiqué l’enlèvement et le septuple assassinat.
Mais depuis lors, la déclassification de documents officiels a ouvert la piste d’une pseudo-bavure de l’armée algérienne, révélée aux juges chargés de l’enquête par l’ancien attaché de défense français à Alger, le général François Buchwalter. Sans entrer dans la responsabilité de ces assassinats, le film fait partager au spectateur le quotidien de ces hommes de foi et le confronte à leur choix éthique.
Xavier Beauvois évoque timidement la position du chef de ces moines, le supérieur Christian (Lambert Wilson), qui avait refusé la protection de l’armée algérienne.
Au delà de l’histoire, ce film est un outil d’évangélisatioin.
Ceci dit, la position du Roi M6 est vraiment ridicule, d’un côté il tente de lutter contre l’évangélisation qui mine sa société « musulmane », de l’autre il permet le tournage dans son pays de films qui font l’apologie du christianisme…