Terrorisme: Les émirs, les rançons et les paradis fiscaux
Algérie – Les émirs du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) font-ils dans le transfert illégal de sommes d’argent provenant de payement de rançons vers certains pays réputés être des paradis fiscaux ?
Cette éventualité n’est pas écartée par des spécialistes de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme qui ajoutent, par ailleurs, qu’ils n’ont encore aucune preuve pour le moment et que la coopération internationale antiterroriste permettrait à terme la découverte de ces pratiques si elles existent.
Les émirs du GSPC qui gérent de manière unilatérale l’argent obtenu du payement de rançons utilisent, certes, une partie de cet argent dans l’achat d’armes, comme l’ont rapporté des membres de cette organisation extradés vers l’Algérie et ayant fait partie de voyages pour effectuer ces tractations, mais une grande partié de cet argent a une destination inconnue. «Aucun élément ne peut oser demander des comptes à un émir», ajoutent des repentis.
Certains qui ont osé défier l’un de ces émirs ont été torturés et exécutés et servi à terroriser les autres et les dissuader de toute tentaive de ce genre. «Les émirs se permettent de gérer ces sommes à leur guise, sans passer par les éléments qui, eux, se contentent de tenter de rester en vie dans les maquis, parfois
sans avoir une baguette de pain pour soulager leur faim», diront-ils, conseillant aux jeunes «de ne jamais croire les terroristes du GSPC qui promettent, pour des besoins de recrutement, monts et merveilles, tout en réservant le pire à ces derniers et le meilleur pour eux, dont l’argent des rackets et des rançons».
Le conseil de sécurité de l’ONU avait, rappelle-t-on, décidé le gel des avoirs de plusieurs émirs du GSPC, dont Abdelmalek Droukdel, alias Abou Mossaàb Abdelouadoud, chef de cette organisation terroriste, et Abou Khaled, ex-émir de katibat Tarek Ibn Ziad, précédant Abdelhamid Abou Zeid à la tête de celle-ci.
C’est ainsi que des repentis soupçonnent les émirs du GSPC de transférer discrètement des sommes en devises vers des comptes domicilés dans des banques de pays réputés être des paradis fiscaux à chaque fois qu’une rançon est payée pour la libération d’otages occidentaux.
«Au cours de nos déplacements vers le Mali pour l’achat d’armes, nous rencontrions des véhicules 4X4 appartenant à des sociétés multinationales et nous les vendions en CFA pour l’achat d’armes et de munitions, mais notre émir gardait pour lui une grande partié de cet argent. Ce qui se déroule et continue de se dérouler au niveau de l’émir national c’est pire».
Au cours d’une intreview publiée par le New York Times, rappelle-t-on, le chef du GSPC avait menacé les USA de représailles. Ensuite, le département américain du Trésor a annoncé le gel des avoirs de quatre personnes de cette organisation :
Salah Gasmi, présenté comme étant le responsable du comité d’information, Yahia Djouadi, présenté comme étant le patron de l’organisation dans la zone saharienne, Ahmed Deghedegh, présenté comme étant l’homme des finances, et Abid Hammadou, présenté comme étant un haut responsable basé au Mali. Le Conseil de sécurité de l’ONU avait cité plusieurs pseudos sous lesquels Abdelmalek Droukdel pourrait agir pour obtenir des comptes bancaires dans le monde.
source:Le temps d’algerie
Commentaires (2)
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Le terrorisme basé sur la « hergma »,il ena été toujours ainsi et ce pourquoi il est utilisé.
C’est quoi le pouvoir,en fait,que veut cette entité??? La grande « hergma » en définitive,sauf que …Une religion est prise comme moyen.
P.s. sur la photo de l’article,remarquer comment sont assis les « terros »,en cercle…Il ne manque la guessâa de couscouss !